LES POSSIBILITÉS SONT INFINIES

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Extrait de "Eye on IT", n° 6, avril 2001. Avec l'autorisation de Fujitsu Technology Solutions, Inc.

Aventuriers du point-com, envisagez votre retour

Quiconque vous a dit que vous ne pourriez pas réintégrer vos quartiers n'a certainement jamais été programmeur en langage Java ou développeur pour le Web. De nombreux technos récemment délogés par des sociétés "point-com" en récession découvrent que leurs anciens employeurs les ont pardonnés.

Lorsque la fièvre du "point-com" a commencé à attirer les talents informatiques chez des entreprises Internet en démarrage à un rythme inquiétant, les sociétés traditionnelles ont fièrement combattu la tendance en adoptant toute une série de programmes et d'incitations en vue de garder les meilleurs et les plus brillants de leur employés.

Ces tentatives de fidélisation prenaient la forme de primes, d'options d'achat d'actions pour les projets menés à terme et même de changements dans la culture de l'entreprise, comme la mise en place d'horaires flexibles et d'équipes réduites. Cette tactique a fonctionné dans une certaine mesure, mais le taux de roulement du personnel dans le secteur de l'informatique s'est stabilisé à environ 15 pour cent. On prévoit que les effectifs de ce secteur aux États-Unis augmenteront de 13 pour cent en 2001 (chiffre issu des prévisions annuelles de recrutement du magazine Computerworld).

Aujourd'hui, on entend parler presque chaque jour d'une société "point-com" en faillite ou en difficulté. NBC Internet, Inc. réduit ses effectifs de 20 pour cent. Il en va de même pour iPix. eToys annonce 700 mises à pied et Engage.com en annonce 550. Au total, 426 sociétés virtuelles ont licencié 41 515 employés depuis décembre 1999, constate Challenger, Cry and Christmas, une société de replacement de Chicago (repris de l'article "Back to Basics for Unemployed Dot-Commers", PlanetIT, 26 janvier 2001).

Au moins 210 entreprises virtuelles ont mis la clé sous la porte en 2000. Et au moins 49 autres les ont suivies au mois de janvier cette année, selon le site d'achat et de vente de biens Internet Webmergers.com. Mais ces mauvaises nouvelles apportent-elles un soulagement aux entreprises informatiques traditionnelles qui ont connu des soucis de personnel?

"Pas vraiment", répond Kazim Isfahani, analyste principal de l'industrie pour Giga Information Group, qui poursuit en replaçant la situation dans son contexte : "Nous ne sommes plus dans les années 80 ni même au début des années 90, où la réduction des effectifs chez des employeurs comme IBM ou Digital a mis des centaines de milliers de personnes à la rue." Le ministère du Travail américain évalue le taux de chômage actuel à 4,2 pour cent. C'est plus que les 3,9 pour cent pour l'année dernière, mais tout de même proche de la valeur la plus basse des 30 dernières années. "Au-dessous de 5,5 pour cent, on parle de plein-emploi aux États-Unis. Par conséquent, les entreprises du secteur informatique doivent encore faire face à leurs besoins de croissance en période de plein-emploi."

Fait certain, la demande en compétences informatiques a chuté - de 44 pour cent par rapport à l'année dernière, selon une enquête de l'ITAA (Information Technology Association of America). Dans le même temps, la disponibilité de personnes qualifiées a augmenté, mais la demande la dépasse de loin. IDC prévoit qu'il manquera 455 000 professionnels des TI qualifiés pour combler les 820 000 postes vacants en 2001. Toujours selon IDC, ce chiffre dépassera les 606 000 en 2004. (IT Forecaster, bulletin d'information d'IDC, n° 894, 20 mars 2001.) L'enquête de l'ITAA a abouti à des chiffres semblables pour le court terme. Elle estime que sur 900 000 postes, 425 000 resteront inoccupés cette année. Alors que la demande de compétences dans les domaines du soutien technique, de la rédaction technique et des supports numériques s'est quelque peu calmée, l'écart entre l'offre et la demande s'accroît lorsqu'il s'agit de professionnels des systèmes d'entreprise et de concepteurs et d'administrateurs de réseaux.

Les gestionnaires doivent faire preuve de créativité en matière de recrutement de talents informatiques tant que la demande reste aussi marquée. Ce qui implique, par exemple, de transformer tous les employés en recruteurs, d'améliorer le recrutement sur Internet par une navigation simplifiée et une plus grande information, et d'aménager un lieu de travail attrayant, offrant des missions enthousiasmantes, beaucoup de formation et des avantages intéressants.

Ils ont aussi la possibilité, comme nouveau moyen de recrutement, de puiser des talents chez les anciens employés. "Des 15 pour cent d'employés qui quittent en moyenne, il y en a environ 5 pour cent que l'on aimerait voir revenir", déclare Isfahani. Les compétences les plus en demande et pour lesquelles on rouvre toujours les portes s'inscrivent dans les domaines du développement Web, de la rédaction de scripts Java, du réseautage, des bases de données transactionnelles et, de plus en plus, de Windows 2000.

"De nombreuses organisations se concertent pour récupérer ces employés, en créant des associations d'anciens qui leur permettent de rester en contact. Elles les invitent aux réveillons de Noël, organisent des réunions d'anciens et s'efforcent de préserver une communauté d'ex-employés. Pour un certain nombre de sociétés, c'est devenu un pôle de recrutement à part entière." Pour l'employé qui a été déçu par des options d'achat d'actions qui ne se sont jamais concrétisées ou qui a été épuisé par des horaires de travail infernaux, réintégrer un ancien poste peut signifier le retour à une vie plus saine. Les plus grosses sociétés traditionnelles ont aussi davantage de plans de carrière à offrir, un budget plus important pour l'informatique et un meilleur niveau technologique. Au bout du compte, rien n'est plus attrayant qu'un modèle d'entreprise solide, un bon niveau de vie, un travail stimulant et une vie équilibrée.

"De nombreuses organisations se concertent pour rester en contact."

Kazim Isfahaniest un analyste principal de l'industrie chez Giga Information Group. Il se spécialise dans les domaines suivants:

Recrutement et fidélisation du personnel technologique

Outils et solutions pour l'automatisation du processus de recrutement par le Web Analyse approfondie de l'activité émergeante de l'automatisation des services professionnels Incidence de l'Internet sur les besoins en compétences et sur la composition du personnel

M. Isfahani a travaillé en recherche et consultation informatiques pendant dix ans, pour Gartner Group et Dataquest, avant de rejoindre Giga Information Group. Il a fait une apparition sur CNN et a été abondamment cité dans les publications Business Week, Los Angeles Times, The Boston Globe, Red Herring et dans nombre d'autres publications spécialisées.

Récupérer ses poulains est rentable pour une société M. Isfahani cite quatre compétences pouvant être apportées par des employés après une expérience dans une société "point-com".

  • Souplesse dans le travail. - Les employés des sociétés "point-com" doivent adopter plusieurs rôles.
  • Vision plus large. - Ils ont l'occasion d'approcher de plus près le marketing, les ventes, les finances et d'autres activités, ce qui leur donne une meilleure indication de leur place et de leur valeur dans l'entreprise.
  • Conseil. - Le fait d'aider ses collègues à s'adapter et de travailler avec un budget de formation serré développe les capacités d'encadrement.
  • Communication d'une vision. - Tout employé d'une entreprise en démarrage se doit d'en être un porte-parole et d'endosser sa vision.